L’aventure du n°1 mondial des matériaux de
construction prend naissance en Ardèche (France), dans le hameau du Teil
au lieu-dit « Lafarge », qui signifie « la forge ».
Joseph-Auguste Pavin de Lafarge commence l’exploitation régulière
des carrières de calcaire. Il bénéficie de 2 atouts, d’ordre géologique
et géographique : la chaux du Teil est d’excellente qualité et peut
remplacer les mortiers. Et le Rhône facilite grandement l’acheminement
des produits.
Ses 2 fils, Édouard et Léon, développent la société familiale, qui, dès 1848, prend le nom de « Lafarge frères ».
Lafarge remporte « le contrat du siècle », en Égypte !
La construction des jetées du canal de Suez nécessite 200 000 tonnes
de chaux hydraulique, livrées en barils de bois. Malgré une capacité de
production encore limitée (20 fours produisant 50 000 tonnes par an)
Lafarge relève cet immense défi.
Le canal sera inauguré le 17 novembre 1869 et permet de relier la mer Méditerranée à la mer Rouge.
Le
contrat du canal de Suez, 1er succès dans le Bassin méditerranéen, sera
le prélude d’une expansion commerciale à Marseille, Sète, Tunis et
Alger, où Lafarge ouvre des agences.
Le Groupe devient quelques années plus tard le 1er producteur de
ciment Portland en Algérie. L’aventure méditerranéenne commence !
Fort
de ses succès commerciaux, Lafarge ouvre un laboratoire de recherche
près du Teil (France), le 1er au monde spécialisé dans le ciment.
Ce laboratoire sera le creuset de percées technologiques majeures
grâce à des scientifiques de renom : Jules Bied, inventeur du « fondu »
en 1908, Henry Le Chatelier et son travail sur l’hydratation par
cristallisation, Etienne Rengade qui résolut le problème de l’hydrolyse
en 1933.
Encore de nos jours, Lafarge sait s’entourer d’équipes de recherche
aux compétences exceptionnelles. Essais physiques, chimiques et
mécaniques : Lafarge s’impose comme le leader des matériaux de construction et répond toujours mieux aux besoins de ses clients.
Dès
ses débuts, Lafarge prête attention aux conditions de travail et de vie
des ouvriers et investit dans de nombreux équipements : dortoirs,
cantines, hôpitaux, écoles, maisons et jardins ouvriers à loyer modéré…
La politique sociale du Groupe est récompensée en 1889 par la
médaille d’Or de l’Exposition universelle, section économie sociale.
Lafarge se verra attribuer la même récompense en 1900.
De nos jours, cette politique sociale à l’égard des salariés et de
l’ensemble des communautés locales perdure : formation au métier de
maçon, gestion de dispensaires mobiles, lutte contre le paludisme et le
Sida, programme de logements pour les plus démunis, etc.
Les
équipes de Lafarge mettent au point la « technique d’extinction au
cylindre tournant », innovation à l’origine de la chaux blanche, de la
chaux maritime et du ciment extra-blanc.
Les 1ers édifices réalisés avec ces produits Lafarge sont l’immeuble de la Bourse de New-York à Wall Street
(en pierres de taille jointoyées au ciment blanc) ainsi que des
ouvrages en Méditerranée, tels que la jetée de Venise, le port d’Alger
et le canal de Corinthe…
Jules
Bied, directeur du Laboratoire de Recherche de Lafarge, dépose un
brevet sur le Ciment Fondu® obtenu par fusion de calcaire et de bauxite.
Il acquiert une grande renommée, grâce à ses nombreuses propriétés :
rapidité de durcissement, résistance aux corrosions et aux hautes
températures, etc.
Il sera utilisé pour de nombreuses applications : métro souterrain
parisien, plates-formes pétrolières, équipement des grands sidérurgistes
mondiaux et, plus récemment, pas de tir de la fusée Ariane à Kourou.
Ce matériau est à l’origine de nombreux produits innovants, comme les mortiers spéciaux ou les bétons réfractaires.
Une découverte signée Lafarge
Son principe de fabrication repose sur le remplacement de l’argile
par du kaolin, dépourvu d’oxyde de fer. Le ciment blanc offre donc les
mêmes propriétés qu’un ciment gris comparable, mais présente de
nouvelles qualités esthétiques. Le ciment blanc est toujours utilisé,
par exemple par l’architecte Santiago Calatrava pour la gare TGV de Lyon
Saint-Exupéry, en France (1994).
Dix ans plus tard, en 1932, Lafarge lancera le SuperBlanc, utilisé
dès 1936 à Rio de Janeiro, au Brésil, par Le Corbusier pour les façades
du ministère de l’Éducation nationale et de la Santé.
Lafarge est conscient depuis longtemps de l’impact de ses activités
d’extraction sur l’environnement. En 1930, le Groupe réhabilite pour la
1ère fois l’une de ses carrières.
Aujourd’hui, le Groupe anticipe désormais la future réhabilitation
de chacun de ses sites avant même leur exploitation. Une étude d’impact
environnemental, menée en amont, permet de prendre toutes les mesures
nécessaires au respect de l’environnement, de la biodiversité et des
communautés locales.
Près de 90 % des carrières de granulats sont dotées d’un plan de réhabilitation qui leur permet d’avoir une seconde vie !
Le Groupe achète « Gypses et Plâtres de France », une société du sud de la France, qui possède des carrières de gypse.
Grâce à cette acquisition Lafarge fait son entrée sur un marché prometteur, dont il deviendra plus tard le n°3 mondial.
A cette période, l’un des produits commercialisés par le Groupe
s’appelle « Éléphant blanc », en référence à une mode en vigueur à
l’époque : la mode des amulettes à l’effigie d’un éléphant.
Pendant
toute la 1ère partie du XXème siècle, la société des chaux et des
ciments de Lafarge continue à se développer, par concentration
verticale, en rachetant des sociétés dans la France entière. Résultat :
après la Seconde Guerre mondiale, Lafarge s’affirme comme le 1er
cimentier de France et d’Afrique du Nord.
Symbole de cette mutation, le transfert du siège de Viviers (Ardèche) vers Paris a lieu en 1947.
Le développement à l’international s’amplifie, tandis qu’avec les
besoins croissants de matériaux de construction, la production double en
10 ans !
Lafarge
construit sa 1ère cimenterie nord-américaine, dans l’ouest canadien, à
Richmond. Il s’agit là d’une initiative audacieuse pour l’époque, à 10
000 km et 24 heures d’avion de la France !
Lafarge acquerra par la suite (1960) les bétonniers Deeks-Mc Bride
et Anglo-Canadian, mettant en place son activité de béton prêt à
l’emploi, avec ses propres camions toupie. Puis ce sera, en 1965, la
construction d’une cimenterie à Saint-Constant, au Québec.
Le Groupe connaît alors un essor sans précédent : à la fin des
années 1960, c’est le 3ème cimentier du Canada, avec une capacité de
production annuelle de 900 000 tonnes.
Lafarge entre au capital du
brésilien Cominci. La cimenterie de Matozinhos, construite la même
année, sera la 1ère du Groupe dans le pays.
L’usine est à l’origine du célèbre produit « Campeâo ». Celui-ci, par son logo et son packaging, est un clin d’œil à l’équipe du Brésil qui vient de remporter 1 an plus tôt la Coupe du Monde de football.
Lafarge Cement of North America (LCNA), créé en 1956, fusionne avec le plus grand producteur de ciment au Canada, la société Canada Cement Company, créée en 1909.
La nouvelle entité prend le nom de Canada Cement Lafarge Ltd. (CCL). Avec ses 11 usines, CCL devient le plus important producteur de ciment du Canada.
Dès 1971, Lafarge réduit activement les émissions de poussière émises par ses cimenteries.
Plus tard, le Groupe ne se contentera pas de respecter les
réglementations : les usines améliorent constamment leurs équipements et
leurs procédés (filtres à la sortie des cheminées, développement de
nouvelles technologies…).
Lancé en 2007, le programme Ambitions Développement Durable 2012
fixe un objectif ambitieux : atteindre une réduction de 30 % des
émissions de poussière d’ici 2012 au niveau mondial.
Dès
les années 1970, dans un contexte de flambée des prix du pétrole,
Lafarge comprend l’intérêt de la valorisation des déchets industriels ou
agricoles (cosses de café, balles de riz, pneus, solvants, farines
animales, etc.).
Cette pratique d’écologie industrielle permet de réduire, en toute
sécurité, l’utilisation d’énergies fossiles, de diversifier les sources
d’énergie et de rendre service à la collectivité en recyclant des
déchets. Elle permet également d’émettre moins de CO2 alors que 5 % des
émissions mondiales sont générées par l’industrie du ciment.
Le Groupe trouve donc le moyen de concilier ses impératifs de production et la préservation de l’environnement.
Dossier de presse Ecologie industrielle
Olivier Lecerf, Président de Lafarge de 1974 à 1989, affirme à l’époque : « Nous essayons de pratiquer le pouvoir de service, par opposition au pouvoir de domination… La véritable légitimité du dirigeant réside dans sa capacité à servir. » Les racines humanistes du Groupe ont inspiré ses Principes d’action en 1977. Objectifs ? Créer un socle de valeurs et d’engagements communs à tous les collaborateurs, grâce :
Principes d’action (PDF, 149.85 Ko)
La même année :
Le
Cameroun est le 1er pays d’Afrique sub-saharienne où s’implante
Lafarge, en 1985. Suivront ensuite le Kenya (en 1989), l’Afrique du Sud
(en 1998), l’Ouganda et le Bénin (en 1999), le Zimbabwe, la Tanzanie, le
Malawi, le Nigéria et la Zambie (2001).
Les activités de Lafarge s’étendent aujourd’hui dans 10 pays de l’Afrique sub-saharienne.
La croissance du Groupe est intimement liée à l’urbanisation des
pays en développement, à leurs besoins en infrastructures et en
logements. Aussi Lafarge met-il l’accent sur le développement des
capacités de production dans l’ensemble des pays émergents.
En achetant le groupe suisse Cementia, Lafarge acquiert de prestigieuses unités :
La même année :
Le Groupe acquiert sa 1ère cimenterie en Chine, à Huabei, prélude à de nombreux investissements dans le pays :
Le Groupe poursuit donc sa stratégie d’implantation sur ce marché dynamique, caractérisé par une très forte croissance de la demande en matériaux de construction.
Communiqué de presse Dujiangyan et Chongqing - 2002 (PDF – 30,78 Ko)
La même année :
L’acquisition du groupe anglais Redland permet à Lafarge de renforcer ses positions dans les Granulats & Béton, de devenir le leader des matériaux de construction en Amérique du Nord et d’entrer sur le marché de la Toiture :
Poursuivant
sa stratégie d’expansion en Asie, Lafarge acquiert 2 usines de plaques
de plâtre en Corée du Sud, près de la ville de Pusan. Le marché
sud-coréen de la plaque de plâtre est le 2ème de la région et offre de
bonnes perspectives de croissance.
Lafarge fait également son entrée sur le marché indien du ciment, en rachetant la division ciment de TISCO (Tata Iron & Steel Company
Ltd), 1er sidérurgiste indien. Cette acquisition lui permet de
bénéficier de bonnes positions sur les marchés du Bengale occidental et
d’un outil industriel performant (1 cimenterie et 1 station de broyage).
La même année :
La même année :
La même année :
Communiqué de presse Accord avec le CNRS (PDF – 19,41 Ko)
La même année :
La même année :
Dossier de presse Tsunami : 1 an après (PDF – 126.34 Ko)
La même année :
Le Groupe accélère sa croissance :
La même année :
Cette
acquisition marque une accélération décisive de la stratégie du Groupe
dans les marchés émergents à forte croissance et à forte rentabilité.
En effet, Orascom Cement est implanté dans des pays à fort potentiel
et est le n°1 du ciment sur des marchés clés : l’Egypte, l’Algérie, les
Emirats Arabes Unis, l’Irak. Ses positions géographiques sont
parfaitement complémentaires du portefeuille de marchés émergents de
Lafarge.
Orascom Cement dispose également d’un vivier de ressources humaines
talentueuses dotées d’une expérience unique dans ce type de marchés.
Lafarge poursuit sa croissance dans les pays émergents en Equateur, au Nigéria et en Irak.
L'innovation est à l'honneur avec le lancement de Thermedia® 0.6 B, une nouvelle génération de bétons isolants.
Lafarge
accélère sa stratégie d’innovation et présente Aether, un projet visant
à réduire l'empreinte CO2 du ciment, lors de la célébration des 20 ans
de son Pôle Technologique.
Le Groupe est partenaire du Pavillon France lors de l’Exposition universelle de Shanghai 2010.
Lafarge renforce sa présence au Brésil suite à la cession de sa
participation dans Cimpor à Votorantim et devient l'un des 3 premiers
opérateurs cimentiers dans le pays.
Lafarge et STRABAG, numéro 1 de la construction en Europe Centrale et Orientale, créent une société commune basée en Autriche.
Lafarge et Anglo American annoncent la création d'un leader des matériaux de construction au Royaume-Uni.
Le Groupe cède ses activités Ciment et Béton au sud-est des Etats-Unis au conglomérat colombien Cementos Argos. Lafarge annonce également la cession des activités Plâtre en Europe, en Amérique du Sud, en Australie et en Asie.
Lafarge présente un projet de nouvelle organisation tournée vers ses marchés et ses clients.
Dans le cadre de son partenariat avec WWF, le Groupe annonce de nouveaux objectifs CO2 et prévoit une réduction de 33% de ses émissions de CO2 par tonne de ciment produite à fin 2020.
Lafarge poursuit sa stratégie d'innovation et lance Hydromedia™, un béton drainant nouvelle génération.