[Indication visuelle]
« Hypergreen, sustainable construction takes to the skies »
[Entretien]
Jacques Ferrier, architecte
« Le projet Hypergreen, que nous avons mené en partenariat avec Lafarge, est un projet de recherche. »
« A l’origine, il ne s’agit pas d’un projet de bâtiment réel, mais d’une sorte de « concept car » appliqué au bâtiment. L’idée est d’être prospectif, innovant et de mettre au point un nouveau type de gratte-ciel. Un gratte-ciel ultra-environnemental qui servira ensuite de boîte à idées pour les gratte-ciels de nouvelle génération.
Les groupes industriels, et Lafarge en particulier, élaborent sans cesse de nouveaux matériaux. En revanche, ce sont les architectes qui donnent une visibilité à ces matériaux. « Béton fibré à ultra-hautes performances » : ce nom n’est, à mon avis, ni sexy, ni désirable. Grâce à l’architecte, ce matériau est mis en forme et trouve des applications séduisantes, qui font rêver. »
« En l’occurrence, Hypergreen est un grand gratte-ciel écologique, avec des éoliennes et des jardins suspendus. »
« La notoriété que nous avons acquise dans le monde architectural est renforcée par le nom Lafarge, à la renommée internationale. Nous avons eu l’occasion de présenter ce projet au mois de novembre 2006 à Shanghai, lors d’un grand colloque sur l’avenir de la ville. »
« Nous avons imaginé une double structure. D’une part, une résine en Ductal®, un matériau ultra-performant, qui sert à la fois de façade et qui assure la stabilité du bâtiment. D’autre part, à l’intérieur, une structure en béton préfabriqué, ce qui est inédit pour des immeubles de cette hauteur. »
« Nous avons fait des simulations dans le paysage de cette ville. Résultat : non seulement, elle s’intègre harmonieusement dans la ville, mais en plus, elle offre un aspect différent, moins monolithique que d’autres édifices. Elle apparaît comme un bâtiment perméable qui laisse deviner la vie qui s’y déroule à l’intérieur : les jardins, les bureaux, l’hôtel, le centre de conférences, les éoliennes qui tournent en haut... »
« L’industrie du bâtiment dans son ensemble (y compris construction et maintenance des bâtiments) représente un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il est donc vraiment important que l’architecture se dirige vers la construction durable, vers la ville durable. A mon avis, l’avenir de l’architecture au XXIème siècle sera environnemental ou ne sera pas. »