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Témoignages

Les 10 membres du panel de parties prenantes ont été choisis pour accompagner le Groupe sur la définition et la réalisation des objectifs de développement durable.

Évaluation des actions du Groupe sur ces enjeux, suggestions d'amélioration : ils ont la parole et s'expriment en toute transparence !

Aspect économique

Témoignage 1 : Philippe Lévêque - Directeur général de CARE France

Déjà fortement internationalisée, avec le rachat d'Orascom Cement et L&T Concrete, Lafarge accentue encore sa présence dans les pays du Sud qui constituent un relai de croissance indispensable pour son avenir.

 

Les problématiques sociétales sont donc plus pressantes que jamais pour le Groupe. Lafarge, il faut le noter, n'avait pas attendu ces acquisitions pour commencer à renforcer son action sur le terrain des droits de l'homme et du dialogue avec les communautés locales, et nous le saluons. Il est crucial de poursuivre cet effort et d'intégrer cette nouvelle donne à la feuille de route RSE du Groupe.

 

Nous sommes confiants que Lafarge saura se donner les moyens pour développer les mécanismes qui permettront demain d' utiliser véritablement le potentiel de développement que représente l'activité du Groupe (création d'emploi, chaîne d'approvisionnement...) pour les communautés les plus pauvres.


Témoignage 2 : Karina Litvack, F&C Asset Management

L'avenir de Lafarge réside sur les marchés émergents : croissance économique, urbanisation et développement des infrastructures y sont moteurs de réussite. L'accent mis dans ce rapport sur la Chine et l'acquisition d'Orascom Cement souligne la détermination du Groupe à inscrire le développement durable au cœur de sa croissance.

Les données sont encourageantes : les mises à niveau technologiques ont permis de fortes réductions des émissions de CO2 par tonne de ciment en Chine, et le recyclage des déchets des centrales électriques voisines montre comment la stratégie d'écologie industrielle de Lafarge génère des bénéfices pratiques sur une échelle significative. Lafarge commence en outre à exercer son influence de deux manières importantes :

  • En incitant ses clients à faire des choix plus durables, par exemple des ciments moins riches en clinker ou de meilleures pratiques en matière de sécurité ;  
  • En encourageant les réformes au niveau politique, par exemple le rôle de Bruno Lafont auprès du maire de Chongqing.

Des défis majeurs demeurent : malgré la crise économique, la consommation de ciment va continuer d'augmenter bien plus rapidement que les réductions d'émissions de CO2 réalisées par Lafarge à ce jour.

Les réponses politiques au changement climatique augmentent les coûts liés au carbone, et le Groupe va devoir accomplir un changement décisif dans ce domaine s'il veut survivre à cette menace portée à son modèle économique.


Aspect social

Témoignage 1 : Marion Hellmann, BWI*

Au sein de Lafarge, les chiffres, déjà élevés, d'accidents mortels de sous-traitants, ont plus que doublé depuis 2007! Lafarge a promis d'agir de manière responsable et de répondre à cette question plus en profondeur.

Dans de nombreux pays émergents, la sous-traitance est très répandue. Les collaborateurs sont recrutés dans le cadre de projets, sans garantie aucune en matière de chômage, de maladie, de sécurité de l'emploi, de protection sociale, et leurs salaires et conditions de travail sont loin d'être décents. Il vaudrait donc mieux que Lafarge procède à des embauches directes autant que possible. Les pics saisonniers de travail requièrent toutefois de faire appel à des sous-traitants.

Nous pensons que:

 

  • Lafarge devrait garantir que ses fournisseurs, prestataires et sous-traitants respectent le droit du travail et les réglementations en matière de sécurité sociale et versent des cotisations sociales et retraite pour leurs collaborateurs ;
  • Les fournisseurs, prestataires et sous-traitants devraient nommer une personne compétente chargée de la santé et la sécurité qui participe aux réunions sécurité ;
  • Lafarge devrait garantir que les collaborateurs ne sont pas considérés comme travailleurs indépendants dès lors qu'ils travaillent dans des conditions d'emploi direct (faux indépendants) ;
  • Tous les collaborateurs doivent bénéficier d'un contrat de travail écrit.

 

 

*BWI : Building and Wood Workers' International


Témoignage 2 : Frank Rose - Indépendant, ex-Directeur Développement durable ICI plc

Depuis que j'ai rejoint le Panel, j'apprécie la richesse des discussions et la réceptivité dont Lafarge fait preuve. Son engagement dans le domaine des polluants persistants visant à mener une évaluation fondamentale de tous les fours progresse conformément à l'agenda et les données montrent que la plupart des fours opèrent en respectant les normes appropriées.

 

Prochaine étape, clarifier l'intention relative au niveau de contrôle et à la manière dont les priorités d'amélioration seront décidées et mises en oeuvre en incluant un programme de contrôle systématique. Les progrès sur la performance en matière de sécurité sont limités en raison de l'augmentation significative d'accidents mortels. Les décès de salariés Lafarge ont diminué, mais sont encore au nombre de cinq, et les décès de sous-traitants ont plus que doublé depuis 2007. Une partie de la solution proposée est détaillée dans le rapport: là où Lafarge a exercé le plus d'influence sur ses prestataires, leurs performances se sont considérablement améliorées. L'étude de cas de la cimenterie de Xinpu confirme que les exemples de bonnes pratiques existent au sein du Groupe, et qu'elles devraient être étendues à toutes les unités.

 

Le développement d'un système de santé au travail exhaustif est le bienvenu et devrait inclure des mesures de prévention et de protection de même que des données en matière de maladies liées au travail.


Témoignage 3 : Éric Brassart - Comité d’entreprise européen

J'accueille favorablement la véritable attention que Lafarge porte à la sécurité au travail, ainsi que les objectifs ambitieux que le Groupe a maintenus malgré la récession économique.

 

En outre, nous apprécions le travail effectué en matière de gestion du stress et de sa relation au bien-être des collaborateurs, et nous encourageons Lafarge à poursuivre ses efforts dans ce domaine. J'ai néanmoins l'impression que la formation à la sécurité pourrait être mieux structurée au niveau opérationnel, plus particulièrement dans les petites unités, où la communication est moins facile.

 

Enfin, j'encourage fermement les efforts actuels entrepris par Lafarge pour répandre sa culture sécurité au sein des entreprises nouvellement acquises, et je souhaite que le Groupe continue dans cette voie.


Aspect environnemental

Témoignage 1 : Alastair Mcintosh - Membre du “Centre for Human Ecology”

L'année dernière, j'ai entendu parler d'un ancien collaborateur de Lafarge ayant déclaré autrefois : « La biodiversité, c'est bien gentil, mais nous avons une entreprise à faire tourner ! » Ces propos étaient toutefois cités pour montrer à quel point Lafarge avait progressé ces dernières années.

 

Aujourd'hui, il ne serait tout simplement pas acceptable de la part d'un dirigeant de séparer la biodiversité de l'opérationnel. Les Ambitions 2012 de Lafarge fixent des objectifs décidés avec le Panel consultatif international sur la biodiversité. Je m'en réjouis, ainsi que de l'ouverture dont Lafarge fait preuve pour affronter des controverses éventuelles, comme celles en Ouganda et en Bretagne. Il y a quelques années, une transparence semblable sur l'île de Harris a conduit Lafarge à se retirer d'un projet intolérable sur le plan environnemental, hérité d'une acquisition.

 

C'est pour cela que j'ai intégré le Panel : j'avais vu l'intégrité du Groupe, et j'ai été ravi d'apprendre récemment que les habitants de Harris étudient le passage de l'île au statut de Parc national. Cela conforte la décision coûteuse de Lafarge et démontre que le Groupe agit de manière responsable dans sa recherche de profit sans délaisser ses valeurs.


Témoignage 2 : Jean-Paul Jeanrenaud, WWF

Grâce à notre partenariat et au Panel, Lafarge a contribué à la réduction de son empreinte environnementale globale et a établi des repères pour tout le secteur des matériaux de construction. Par conséquent, nous sommes heureux de renouveler notre partenariat. L'amélioration de la performance de Lafarge en 2008 en matière d'émissions de CO2 est encourageante.

 

Néanmoins, WWF demande à Lafarge de définir un plan d'action ambitieux et des objectifs quantitatifs, notamment pour les pays émergents où le secteur de la construction connaît une croissance rapide. WWF attend du Groupe qu'il joue un rôle constructif au sein des discussions des Nations Unies sur le climat et de promouvoir un accord mondial sur les valeurs d'émissions absolues pour les pays industrialisés, et d'ouvrir la voie pour les pays émergents vers une économie bas carbone. WWF attend de Lafarge qu'il fasse preuve d'un leadership similaire sur les polluants persistants suite au récent accord PNUE de réduction des émissions de mercure. WWF continuera de travailler avec Lafarge pour renforcer sa stratégie en matière de polluants persistants et pour développer un programme de contrôle solide et transparent.

 

WWF est convaincu que par le biais de ce nouveau programme de collaboration étendu, (incluant la gestion et la protection de l'eau), nous allons continuer d'assurer un leadership et de servir d'exemple positif au secteur et au monde de l'industrie.


Témoignage 3 : Livia Tirone, Architecte

En tant qu'architecte engagée depuis 20 ans dans la généralisation de la construction durable, faire partie du panel de parties prenantes de Lafarge, qui contribue à la consolidation du groupe sur la voie stratégique du développement durable, représente une expérience stimulante et porteuse de sens.

 

Les réussites observées de Lafarge dans la mise en œuvre d'objectifs en matière de réduction des émissions et de renforcement de la sécurité dans les processus de production, tout en augmentant le bien-être des communautés locales avec qui le groupe travaille, sont une preuve tangible que même les plus grandes organisations sont capables de se transformer et s'adapter aux défis sociaux et environnementaux soulevés par le développement durable. À l'avenir, je souhaite que le ciment et le béton soient progressivement considérés comme des composants essentiels de la construction durable, intégrés aux solutions adaptées aux climat et culture locaux, et porteurs de bénéfices comme la santé, le confort et une demande réduite en ressources, pour les habitants des marchés où Lafarge opère.

 

L'engagement solide de Lafarge pour atteindre des objectifs environnementaux importants (malgré les conditions actuelles du marché) et les expériences très positives enregistrées au niveau des communautés locales envoient des messages très encourageants que j'espère voir communiqués à l'interne et à l'externe.


Témoignage 4 : Cornis Van Der Lugt, PNUE*

Je suis impressionné par les avancées réalisées par Lafarge en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Parmi les défis restant à relever, citons le besoin de continuer à progresser et d'instaurer des objectifs au-delà de l'échéance 2010, une plus grande utilisation de combustibles alternatifs et d'autres moyens de réduire la densité du clinker.

 

Les investissements R&D dans ce domaine sont essentiels. J'attends du Groupe qu'il soit leader et promeuve une prise de conscience des technologies respectueuses de l'environnement et des produits verts en vue de soutenir la construction durable. Qu'il promeuve également des normes reconnues partout dans le monde au moment où il s'étend justement sur les marchés émergents. Son implication dans le travail collectif effectué dans ce domaine sous l'égide de l'Initiative Construction durable du PNUE est importante.

 

Je remarque également l'intérêt nouveau porté à l'empreinte relative à l'eau. Les industries grosses consommatrices de ressources doivent de plus en plus prêter attention aux risques que le changement climatique fait courir à l'accès en eau et à l'indisponibilité possible des ressources dans le monde. Je conseille au Groupe d'étudier non seulement les volumes d'eau qu'il consomme mais aussi l'impact tout au long du cycle de vie de ses matériaux.

 

Enfin, je me réjouis des efforts fournis pour étendre les audits environnementaux à tous les sites. Je suggère de compléter cette démarche par une adoption plus étendue de certifications ISO 14001.

 

* PNUE : Programme des Nations Unies pour l'Environnement


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The low-carbon economy: it's time to start building

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