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Positions publiques

Le rôle du lobbying du Groupe ? Expliquer aux décideurs politiques et aux parties prenantes les positions de Lafarge sur ses grands enjeux, comme le changement climatique ou la biodiversité, mais aussi travailler avec les acteurs de son secteur pour anticiper les évolutions règlementaires.

Un lobbying responsable

Pour Lafarge, le lobbying responsable s'exerce au travers de 3 grands principes :

  • la cohérence avec la stratégie du Groupe et ses valeurs,
  • la transparence, avec notamment la publication annuelle des positions publiques du Groupe,
  • le dialogue régulier avec les parties prenantes.

 

Au début de l'année 2010, Lafarge a lancé sa Charte de lobbying. Elle définit un cadre pour les principes de lobbying à tous les niveaux de l'organisation et confirme les engagements du Groupe en matière de transparence, de conformité, d'information et de communication, le tout en relation avec le réseau interne Lafarge. Cette Charte a été enrichie des commentaires du panel de parties prenantes et de Transparency International.

 

Pour exercer ses activités de lobbying, Lafarge est membre d'associations professionnelles à l'échelle locale, nationale et internationale et encourage tous les membres du secteur des matériaux de construction à s'engager auprès des pouvoirs publics et des autres parties prenantes externes. Dans la mesure du possible, Lafarge cherche à agir de concert pour mener une action coordonnée sur des questions clés telles que celle du développement durable.

Ainsi, en 2010, Lafarge a assuré la co-présidence de la Cement Sustainability Initiative (CSI) du WBCSD (Conseil mondial des entreprises pour le développement durable). Le Groupe a co-présidé une autre structure du WBCSD, appelée "Efficacité Energétique des Bâtiments".

Parties prenantes

Deux panels d'experts
Lafarge a créé 2 panels, qui lui apportent un regard critique sur le développement durable du Groupe. Le panel des parties prenantes a été créé en 2003. Ses membres incitent la direction du Groupe à l'amélioration des performances et du management du développement durable. Le panel consultatif sur la biodiversité, créé en 2006, a pour objectif d'aider le Groupe dans l'élaboration de sa stratégie sur la biodiversité.

Dernière mise à jour le 10/05/2011

Les positions publiques de Lafarge

FAQ 1 : Changement climatique

Nous développons et mettons en oeuvre une stratégie globale qui contribue à réduire le réchauffement climatique à 2°C maximum. Nous pensons que la lutte contre le changement climatique implique de repenser profondément notre économie, qu'il s'agisse de la manière de produire l'électricité et fabriquer des produits, de la façon de concevoir des bâtiments, des villes ou encore des modes de vie et de travail.

Partout dans le monde, nous sommes déjà engagés activement en faveur de cette transition vers une nouvelle économie durable. Toutes nos opérations intègrent une réduction de leurs émissions de CO2. Nous réalisons dans ce domaine des avancées significatives. Au niveau de l'entreprise, nous modifions nos comportements de consommation, nous formons nos collaborateurs pour développer de nouvelles compétences, nous encourageons l'innovation grâce à des procédés, produits ou solutions à faible empreinte carbone qui contribuent à l'efficacité énergétique des bâtiments.

 

Nous pensons que les pouvoirs publics ont un rôle clé à jouer dans l'accélération et l'encouragement de cette transition vers une nouvelle économie plus durable. Nous sommes en faveur d'un accord juridiquement contraignant en matière de réchauffement climatique. Néanmoins et compte tenu de situations de départ très différentes d'un pays à l'autre, les actions intermédiaires (du type « Actions de réduction appropriées sur le plan national ») et les approches sectorielles constituent des solutions plus pragmatiques qu'il convient de mettre en œuvre dès aujourd'hui.

 

L'approche sectorielle soutenue par l'Initiative ciment pour le développement durable du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable prévoit une combinaison de mécanismes basés sur le marché et de politiques incitatives adaptées (utilisation de la biomasse, des déchets, de matériaux cimentaires alternatifs, application de normes et standards). Cette approche est celle qui permet d'obtenir les plus fortes réductions des émissions de CO2.

 

En 2010, les règles de la Phase 3 (2013-2020) de l'EU-ETS (Directive européenne relative au système d'échange des quotas d'émission) ont été définies. Celles-ci concernent les référenciels, les comparatifs et les règles en matière d'enchères. Nous accueillons favorablement ces décisions, même si leur mise en oeuvre représente un défi. Nous allons poursuivre nos efforts en matière de réduction des émissions de CO2 au sein de l'Union européenne comme dans les autres pays où nous opérons.

 

Dans les économies développées, nous estimons que l'approche la plus efficace et la plus appropriée en matière de réduction des émissions de CO2, pour le secteur du ciment, est l'adoption d'un système de plafond d'émissions carbones autorisé et de mise aux enchères de quotas (« cap & trade »*), en prenant le clinker pour base de référence.

Dans les pays émergents, nous soutenons les mécanismes fondés sur des objectifs d'intensité sectorielle, des politiques en faveur d'un approvisionnement en biomasse et en déchets, ainsi que l'élaboration de normes d'harmonisation pour le ciment et le béton.

Mais, la lutte contre le réchauffement climatique ne peut pas se limiter à une réduction des émissions de CO2. Les politiques doivent favoriser l'efficacité énergétique, encourager l'innovation dans la chaîne de valeur (notamment dans les bâtiments), promouvoir les énergies renouvelables et stimuler en priorité la recherche et le développement. Ces politiques sont porteuses de réductions supplémentaires des émissions de CO2.

 

* Le « cap » représente le volume maximum (et décroissant) de carbone à émettre et le « trade » la possibilité pour les émetteurs d'échanger librement les permis d'émission entre eux.


FAQ 2 : Ressources et biodiversité

Calcaire, craie, sable, argile, granulats et gypse sont les matières premières à la base de nos produits. L'utilisation que nous en faisons peut affecter directement ou indirectement la biodiversité et les écosystèmes tout au long du cycle de vie de la carrière. Nous considérons que nos activités d'extraction sont compatibles avec la protection de la biodiversité : grâce à une planification et une réhabilitation appropriées, nous pouvons contribuer sur certains sites de manière positive à la préservation de la biodiversité et à la gestion des écosystèmes, et protéger ainsi nos ressources sur le long terme.

 

L'accès local aux ressources est en outre essentiel : la production des matériaux à proximité de leur lieu d'utilisation permet de réduire les impacts environnementaux et économiques tels que les émissions de CO2, les nuisances sonores et les coûts. Dès lors, la planification de l'extraction du minerai doit être la plus exhaustive possible. Nous pensons que les réglementations locales, nationales et régionales doivent être simplifiées et coordonnées afin de garantir un approvisionnement durable des ressources. Nous soutenons ainsi la mise en place d'un guichet unique pour la délivrance des autorisations, qui évaluerait tous les aspects environnementaux au cours d'une seule procédure, tel que proposé à l'échelon européen.

 

Utilisation efficace des ressources

Intégrer la prise en compte des écosystèmes dans nos activités de production revêt une importance croissante pour relever les défis d'un monde aux ressources limitées. Nous participons au développement d'outils performants pour évaluer les services rendus par les écosystèmes.

 

Notre secteur soutient une gestion efficace des ressources naturelles et l'utilisation de ressources recyclées. Le recours à des combustibles et à des matières premières de substitution est reconnu comme une bonne pratique par la Commission européenne. Nous devons toutefois pouvoir accéder aux matériaux qui peuvent être recyclés, récupérés ou réutilisés auprès d'autres secteurs, comme les déchets de construction et de démolition. Nous pensons que le recyclage pourrait être amplifié si les normes intégraient le recyclage comme un élément de valorisation des produits.

 

Nouer des partenariats avec les ONG, travailler avec les organismes de préservation de l'environnement et coopérer avec les parties prenantes locales ou globales nous permet de développer des plans de réhabilitation de l'habitat et de la biodiversité plus exhaustifs et plus réactifs. Ces actions contribuent à la crédibilité de Lafarge auprès des communautés locales et à conduire nos opérations de manière responsable.

 

Rôle des entreprises en faveur de la biodiversité

À l'échelle internationale, la capacité des entreprises à lutter contre la perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes est pleinement reconnue. Notre secteur a par conséquent besoin de coopérer avec les pouvoirs publics, que ce soit directement ou indirectement par le biais de nos associations professionnelles. Ce travail doit viser à garantir un cadre politique et une législation cohérents, des orientations claires sur le long terme et des règles du jeu équitables.

 

La Convention sur la biodiversité qui s'est tenue à Nagoya en décembre 2010 a adopté des objectifs de réduction de perte de biodiversité et des engagements en matière de restauration des zones dégradées. Étant déterminés à restaurer les habitats dégradés, nous contribuerons à la poursuite de ces objectifs lorsque ceux-ci se traduiront par des plans d'action nationaux au cours des deux prochaines années. En 2011, l'Union européenne définira un nouvel objectif pour freiner d'ici à 2020 la perte de biodiversité et la dégradation des services rendus par les écosystèmes, et pour les restaurer dans la mesure du possible. Elle intensifiera par ailleurs sa contribution à la lutte contre la perte globale de biodiversité. Nous pensons que l'intégration des questions liées à la biodiversité et aux écosystèmes dans d'autres politiques est essentielle pour atteindre ces objectifs.

 

En raison de la nature même de nos activités, nous sommes souvent confrontés à des situations difficiles qui nécessitent de trouver un juste équilibre entre les intérêts divergents de nombreuses parties. Nous devons rester à l'écoute des parties prenantes et répondre à leurs attentes.


En 2010, les principales positions du Groupe en matière de politiques publiques ont concerné le changement climatique, la gestion des ressources et la biodiversité. Retrouvez ces positions dans le Rapport de développement durable 2010 ou ci-dessous : 

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