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Changement climatique

Lafarge élabore et met en oeuvre une stratégie d'ensemble pour contribuer à limiter l'accroissement du réchauffement climatique à 2°C maximum. Après avoir dépassé ses objectifs CO2 pour 2010 avec un an d’avance, Lafarge se donne, dans le cadre de son partenariat avec WWF, 3 nouveaux défis pour 2015 et 2020, qui couvrent l’ensemble de la chaîne de construction.

Réduire les émissions de CO2

Conscient du défi que représente le changement climatique pour l'ensemble de la planète, Lafarge s'engage depuis 2001 sur d'ambitieux objectifs, dans le cadre d'un partenariat pionnier avec le WWF.

 

Lafarge a atteint en avance ses objectifs 2010 et les a même dépassés, du fait notamment du contexte de crise économique, qui a eu un impact significatif sur les volumes de production :

  • - 10 % d’émissions brutes* absolues dans les pays industrialisés : elles ont diminué de 36,5 % dans l'activité Ciment entre 1990 et 2010.
  • - 20 % d’émissions nettes mondiales* par tonne de ciment produit dans le monde : elles ont baissé de 21,7 % entre 1990 et 2010.

 

(* Émissions brutes/nettes : les émissions nettes équivalent aux émissions brutes diminuées des émissions liées à la combustion des déchets.)

 

Aller au-delà des usines


Le secteur de la construction représente 40 % de la demande énergétique mondiale et 30 % de la production de gaz à effet de serre.


En 2011, le Groupe a fixé ses engagements de 2nde génération, définis dans le cadre du partenariat avec WWF International. Les 3 nouveaux objectifs du Groupe pour 2015 et 2020 s’inscrivent dans une démarche globale, ambitieuse et originale. Ils vont en effet au-delà des émissions de CO2 des usines et couvrent l’ensemble de la chaîne de construction :

  • Réduction de 33 % des émissions de CO2 par tonne de ciment entre 1990 et 2020 ;
  • Développement de 10 gammes de produits innovants et contribution à la conception de 500 projets de construction durable d’ici 2015 ;
  • Promotion de politiques d’amélioration des performances CO2 adaptées à l’industrie constructive dans le cadre d’organisations internationales et professionnelles.

 

 

Miser sur l’écologie industrielle et l’innovation

 

Pour tenir ces objectifs, le Groupe :

  • réduit sa consommation énergétique,
  • modernise ses usines et améliore sans cesse ses procédés industriels, 
  • s’engage dans l’écologie industrielle en utilisant des combustibles alternatifs et en valorisant des déchets industriels (laitiers, cendres volantes et pouzzolanes notamment) dans la fabrication de ciment.


Lafarge investit également dans la recherche pour :

  • développer un clinker émettant moins de CO2. Par exemple, les nouveaux clinkers Aether contiennent moins de calcaire et peuvent être chauffés à une température plus basse, ce qui permettra de diminuer les émissions de CO2 de 25 à 30 %,
  • mettre au point des procédés plus économes en énergie,
  • optimiser la formulation globale du béton et le recycler.

Utilisation de cendres volantes à la cimenterie de Bouskoura

Classement CDP

En 2010, Lafarge se classe 6ème mondial du TOP 50 du Carbon Disclosure Project (CDP), agence de notation extra financière. Le CDP est le questionnaire de référence en matière de réduction d'émissions de CO2 et de management des enjeux de changement climatique. Lafarge est la 1ère entreprise française dans ce classement où il est présent pour la 3ème année consécutive.

Climate Savers

Dans le cadre de leur partenariat, Lafarge et WWF ont lancé la campagne environnementale « Climate Savers - Let the clean economy begin » afin d'inciter les entreprises à réduire leurs émissions de CO2.

CO2 et ciment

D'où provient le CO2 émis dans le processus de fabrication du ciment ?

  • 60 % des émissions totales proviennent du CO2 contenu naturellement dans le calcaire, matière première principale,
  • 40 % résultent de la consommation des combustibles d'origine fossile nécessaire pour porter la température du four de la cimenterie à 1500°C.

Ecologie industrielle

L'écologie industrielle cherche à mieux intégrer les enjeux environnementaux (préservation des ressources énergétiques, des matières premières naturelles, etc.) dans la stratégie des entreprises.

L'écologie industrielle s'inspire du fonctionnement quasi cyclique des écosystèmes naturels. De même que la nature connaît des cycles de production, de destruction et de recyclage, les déchets de certains industriels peuvent servir de matières premières ou de combustibles à d'autres industriels.

Promouvoir la construction durable auprès d’autres industriels

Bilan carbone

Organisme indépendant français, l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) a publié fin 2010 un guide de méthodologie comparant le bilan carbone des différents systèmes constructifs pour des bâtiments basse consommation (BBC) équivalents. L'étude révèle que, contrairement aux idées reçues, le bois et le bloc béton affichent des poids comparables de CO2 par m² pour une maison individuelle BBC !

Lafarge se fixe comme objectif de construire une vision commune du changement climatique et des performances CO2 avec les autres acteurs industriels et cimentiers, mais aussi avec ses parties prenantes, tel que WWF.
Le Groupe sollicite l'ensemble des intervenants de la chaîne de valeur et participe à des partenariats et actions collectives tels que :

  • le WBCSD (World Business Council for Sustainable Development),
  • le projet EEB (Energy Efficiency in Building),
  • l’Initiative Ciment pour le Développement durable (CSI) du WBSCD, co-présidée par Bruno Lafont en 2010,
  • la Fondation Bâtiment-Energie,
  • le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement),
  • la collaboration en amont des projets avec les clients, les architectes, les entreprises d’ingénierie et de construction dans les pays développés et émergents.

Développer les Mécanismes de Développement Propre

Dans le cadre du Protocole de Kyoto, Lafarge conduit de nombreux projets visant à mettre en œuvre des Mécanismes de Développement Propre (MDP).

Trois réalisations sont déjà reconnues par le Comité Exécutif des MDP :

  • au Maroc, le parc éolien de Tétouan fournit 50 % de l'électricité utilisée par la cimenterie locale Lafarge,
  • en Malaisie, 5 % de l'énergie thermique nécessaire aux cimenteries de Rawang et Kanthan provient de biomasse,
  • en Inde, des cendres volantes issues de centrales thermiques sont recyclées pour entrer dans la composition du ciment.

 

Ces 3 MDP permettent d'économiser annuellement 160 000 tonnes de CO2, soit un bénéfice pour la planète équivalent à 10,6 millions d'arbres plantés par an !

 

Un 4ème projet a été approuvé par le Comité Exécutif des MDP début 2011 : aux Philippines, la cimenterie de Teresa va récupérer la chaleur émise lors de la fabrication du ciment pour la transformer en électricité, couvrant ainsi 31% des besoins de l'usine. Les émissions de gaz à effet de serre seront réduits de près de 12 000 tonnes par an.

Mécanisme de développement propre (MDP)

Le protocole de Kyoto ne prévoit pas de limitation des émissions de CO2 pour les pays en développement, mais encourage certains dispositifs alternatifs.

Ainsi, les entreprises qui financent des projets de réduction d'émissions de CO2 dans des pays en développement se voient récompensées sous forme de crédits CO2.

Les Mécanismes de Développement Propre (MDP) ont pour but de promouvoir le développement des meilleures technologies dans les pays du Sud tout en permettant aux pays industrialisés d'en retirer des crédits carbone.

Dernière mise à jour le 16/11/2011

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