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Le béton vert et haute-technologie

Première journée de la Conférence consacrée au béton : la connaissance du béton, ses propriétés de haute technologie et de matériau durable ; les applications architecturales du béton et la ville de demain avec, en avant-première, l'étude de Marc Mimram « Habiter les ponts »...

Intervenants

Intervenants :
Jean-Louis Cohen (architecte, professeur, Institute of Fine Arts, New York.), Bruno Lafont (PDG de Lafarge), Jacques Lukasik (Directeur Scientifique, Lafarge), Rudy Ricciotti (architecte), Marc Mimram (architecte-ingénieur), Mark Wigley (Doyen, Ecole d'Architecture, Columbia), Steven Holl (architecte, Ecole d'Architecture, Columbia).

Le béton est haute-technologie

Mélange de sable, de ciment et d'eau, le béton est en apparence d'une grande simplicité. Or, hier simple matériau de commodité testé de façon empirique, le béton est aujourd'hui un produit étudié scientifiquement en laboratoire et qui présente des potentiels de progrès considérables.

 

Le béton est entré dans une nouvelle ère de haute technologie :

  • Les composants du béton sont des matières premières naturelles, vivantes dont l'étude des interactions fait appel à de nombreuses compétences scientifiques et à des instruments très élaborés.
  • Le béton est fabriqué sur-mesure et existe sous plus de 500 formules différentes, toutes réalisées à qualité constante dans des usines de pointe. Ces formules permettent d'offrir aux clients des bétons différents en termes de résistance, d'ouvrabilité, d'aspect, de temps de prise, etc.
  • Le béton est au service des plus grands ouvrages d'art dans le monde entier : ponts résistant aux vents les plus forts, immeubles aux constructions antisismiques les plus performantes, réalisations architecturales les plus innovantes...


La recherche s'attache également à mieux comprendre le béton comme matériau intégré au système constructif. Eviter les ponts thermiques, réduire la consommation énergétique des bâtiments, optimiser le recyclage et la démolition des constructions : autant d'enjeux qui font du béton le meilleur allié de la construction durable.

Et demain ? Les caractéristiques du béton du futur semblent infinies : il sera autonettoyant, dépolluant et capteur de CO2, totalement recyclable, il résistera mieux aux agressions climatiques et pourra même s'auto-cicatriser, il pourra changer de couleur selon la lumière du jour ou l'éclairage... Tout semble possible !

Pont thermique

Les ponts thermiques sont la zone qui, dans l'enveloppe d'un bâtiment, présente une moindre résistance thermique. Ils sont donc une des causes majeures de la mauvaise isolation d'un bâtiment. Les ponts thermiques les plus fréquents sont les jonctions de parois, les ossatures de béton, les coffres de volets roulants, etc.

Au cœur des matériaux

Les équipes R&D étudient la microstructure des matériaux à l'échelle nanométrique pour améliorer la performance et les propriétés des produits. Grâce à une excellente compréhension des phénomènes physiques et chimiques des matériaux, la recherche Lafarge développe des produits aux propriétés étonnantes.

Le béton est vert

Un matériau inerte

Le béton est un matériau inerte, à performances constantes. Il ne représente donc pas de risque pour la santé et cette constance permet de réduire les coûts de maintenance d'un bâtiment car il n'a pas besoin d'entretien.

Construction durable

48% des investissements de recherche Lafarge sont dédiés à la construction durable, avec notamment pour objectifs :

  • de réduire la part des ressources non renouvelables dans le béton,
  • de réduire la part de C02 émis dans le processus de fabrication du ciment, constituant du béton (25% du budget total de recherche).

 

L'intérêt du béton ne réside pas uniquement dans ses propriétés mécaniques et son prix compétitif. De sa fabrication en usine à son recyclage lors de la démolition d'un bâtiment, en passant par sa mise en œuvre sur le chantier, le béton est également un matériau vert.

 

Même le béton le plus conventionnel a une empreinte environnementale limitée :

  • Le béton est un produit naturel du terroir : issu de ressources naturelles, il est produit localement et se transporte sur de courtes distances, évitant ainsi les rejets inutiles de CO2. Il n'émet aucun rejet toxique, un vrai plus pour les travailleurs et les communautés locales !
  • Le béton peut quasiment être réutilisé à l'infini : il peut être produit à partir de matériaux recyclés et est lui-même recyclable.
  • Le béton a un bilan carbone et énergétique très favorable puisque, simple mélange, il mobilise peu d'énergie dans sa fabrication et dans sa mise en œuvre.
  • Le béton participe à la construction de bâtiments écologiques, peu consommateurs de chauffage ou de climatisation, grâce à ses propriétés d'inertie thermique, de confort acoustique, d'étanchéité, etc. Utilisé dans l'eau, pour des ponts par exemple, il est également sans danger pour le milieu marin.

Lafarge et le béton dans la réflexion architecturale

Soucieux de collaborer avec le monde de l'architecture et de s'associer à une réflexion sur l'urbanisation en marge de la sphère commerciale, Lafarge veut proposer de nouvelles solutions constructives à l'empreinte écologique réduite et au rôle social élargi. C'est tout l'enjeu de sa démarche de partenariat avec le monde de l'architecture.

Dans le cadre de l'étude menée avec Marc Mimram, le béton à ultra-haute performance Ductal® apparaît comme la solution plastique idéale pour mettre en œuvre les formes légères et inventives de l'architecte-ingénieur.

Découvrez en images l'interview exclusive de Marc Mimram !

Animation flash

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Etude « Habiter les Ponts » avec Marc Mimram

Langue : française / Durée : 3.57 / Date 2008

Au-delà du matériau, l’infrastructure avec Marc Mimram

Les jeunes architectes

Dans sa politique de soutien à l'architecture, Lafarge n'oublie pas les jeunes espoirs. En multipliant les partenariats avec les écoles, parmi lesquelles l'Université de Columbia aux Etats-Unis. Mais aussi en soutenant des concours dans de nombreux pays pour les étudiants Roumains, Sud-Africains, Espagnols...

Témoignage

Djamel Klouche, architecte et urbaniste, part d'un constat : « les infrastructures sont diabolisées et il n'y a pas de culture constituée autour de ces ouvrages ». Et de regretter que la question des tours « focalise le débat et lamine tout le discours. Alors que la tour est considérée comme la réponse unique et miraculeuse à la métropolisation, le pont lui au moins n'est pas un cul-de-sac comme la tour à l'organisation forcément hiérarchisée dans la hauteur, sinon ségrégative. » A cet égard, le pont est « porteur d'un plus grand nombre de valeurs métropolitaines. »

« Habiter l'infrastructure » : c'est ce que propose l'ingénieur-architecte Marc Mimram dans son étude menée en partenariat avec Lafarge. Généralement mal perçue, l'infrastructure est trop souvent vécue comme un mal nécessaire dans une ville. Il est temps de réconcilier infrastructures et habitants !

Le pont, infrastructure par excellence, se prête au jeu de cette étude. Marc Mimram propose 4 ponts innovants et adaptés à des villes précises :

  • Le « Pont Paysage » à La Courneuve, en France. La ville, coupée de son parc par une autoroute, est typique du malaise des banlieues dont les quartiers et les centres sont isolés les uns des autres. Seul un franchissement, avec ici une dimension paysagère, permettrait ce désenclavement si nécessaire.
  • Le « Pont Toit » à Shangai, en Chine. Fascinante par son essor, Shangai n'en est pas moins confrontée à des problèmes de mobilité qui rendent les infrastructures routières omniprésentes, au sol comme en hauteur. Rendre public le toit de ces ponts c'est modifier la perception même de ces ouvrages existants.
  • Le « Pont Mégastructure d'accueil » à New York, aux Etats-Unis. Icône de la ville verticale par ses tours, la mégalopole américaine se couche et profile sur son fleuve des ponts qui deviennent habitations, salles municipales, espace public, etc.
  • Le « Pont Habité » à Moscou, en Russie. Le projet de Marc Mimram renoue avec l'image d'anthologie du Ponte Vecchio florentin sur l'Arno en proposant une fusion totale entre ville et pont.

Voir aussi :

Dernière mise à jour le 15/03/2010

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