Glossaire
-
A
-
B
-
C
-
D
-
E
-
G
-
H
-
I
-
L
-
M
-
N
-
P
-
R
-
S
-
T
A
- Adjuvants / additifs
-
Les adjuvants, appelés également additifs, améliorent les caractéristiques du béton : temps de prise, viscosité, porosité, résistance mécanique, etc. Il existe 9 familles d'adjuvants : les accélérateurs, les retardateurs, les plastifiants, les fluidifiants, les entraîneurs d'air, les antigels, les antigélifs, les hydrofuges et les produits de cure.
- Ajout cimentaire
-
Des matières minérales, appelées « ajouts cimentaires », sont utilisées lors de la dernière étape de la production du ciment, selon des proportions variables. Ces ajouts permettent d'obtenir une gamme de ciments aux propriétés différentes. Ils peuvent être :
- d'origine naturelle, comme le calcaire et les familles de pierres volcaniques ou sédimentaires (roches pouzzolanes),
- d'origine industrielle, comme les déchets de l'industrie sidérurgique (les laitiers de hauts-fourneaux), de l'industrie des puces électroniques (les fumées de silice) et des centrales électriques de charbon (cendres volantes).
L'utilisation d'ajouts permet de réduire la consommation de CO2 :
- d'abord parce que l'utilisation d'ajouts dans la production de ciment réduit mécaniquement la part de clinker, qui émet beaucoup de CO2 lors de la décarbonation,
- ensuite parce que les déchets industriels, qui auraient dû être mis en décharge et traités par la collectivité, sont utilisés.
- Asphalte
-
L'asphalte peut être naturel ou artificiel. A l'état naturel, il s'agit d'une roche brunoir silico-calcaire imprégnée de bitume. A l'état artificiel, c'est un mélange de bitume, obtenu par distillation du pétrole, et de matières fines internes.
B
- Béton
-
Le béton est un matériau de construction formé par un mélange d'eau, de granulats et de sable agglomérés par un liant (en général un ciment), et éventuellement complété par des adjuvants et des additions. Ce mélange est réalisé sur le chantier ou en usine.
Les bétons obtenus peuvent avoir des caractéristiques très diverses selon le choix du ciment et son dosage par rapport aux granulats, selon la forme des granulats, selon l'utilisation d'adjuvants, etc. Leur mise en œuvre et leur traitement de surface peuvent également faire varier leurs performances et leur aspect. Le béton est donc une pierre reconstituée, également appelée « pierre liquide ».
- Béton autonivelant (BAN)
-
Ces bétons, variantes des bétons autoplaçants, ont une composition granulométrique spécialement étudiée pour un étalement fluide. Ils permettent d'obtenir des dallages à surface lisse sans vibration ni surfaçage (action de rendre plane une surface).
- Béton autoplaçant (BAP)
-
Les bétons autoplaçants sont des bétons spéciaux, très fluides, qui se mettent en place sous le seul effet de la gravité et ne nécessitent donc pas de vibration. Ils sont adaptés à une mise en place par banchage, dans des coffrages étanches et procurent, sans l'opération habituelle de vibration, un parfait enrobage des armatures et un parement très lisse.
- Béton fibré
-
Béton dans lequel on a incorporé des fibres de diverses natures (polypropylène, métallique, verre filé, carbone, etc.) afin de constituer un maillage d'armature et améliorer ainsi les caractéristiques de cohésion et de résistance à la fissuration. Il s'agit d'une technique de renforcement des bétons, en plein développement.
- Béton fibré à ultra-hautes performances (BFUHP)
-
Le béton fibré à ultra-hautes performances est un matériau de construction innovant : l'adjonction de fibres métalliques lui confère une résistance 6 fois plus élevée qu'un béton normal avec une durabilité elle aussi plus élevée.
- Béton préfabriqué
-
L'un des inconvénients du béton classique réside dans son temps de séchage, qui ralentit la construction sur le chantier et augmente les coûts. La technique du béton préfabriqué ou du béton manufacturé permet d'accélérer la vitesse de construction. Elle consiste à mouler et préparer des pièces de béton (poteaux, poutres ou dalles) en atelier ou à proximité du chantier et à les acheminer ensuite sur le chantier. Les avantages : la durée de chantier est réduite, ce qui limite les nuisances pour les riverains et diminue les coûts.
C
- CO2
-
Le dioxyde de carbone (CO2) est un gaz à effet de serre. Il est produit notamment lors de la combustion de composés organiques et lors de la respiration des êtres vivants et des végétaux.
L'industrie cimentière émet naturellement du CO2 :
- 60 % des émissions sont dues à la transformation physico-chimique des matières premières à haute température,
- 40 % résultent de la combustion pour alimenter le four de la cimenterie à 1500 °C.
- Cellule photovoltaïque
-
Une cellule photovoltaïque est un composant électronique qui, exposé à la lumière, génère une tension électrique Volt : leur sensibilité à la lumière permet de produire de l'électricité. Le courant obtenu est un courant continu et la tension obtenue est de l'ordre de 0,5 V.
- Cendres volantes
-
Les cendres volantes sont utilisées comme ajout cimentaire, pour leur caractère hydrophile. Elles proviennent des filtres de cheminées des centrales thermiques. Elles sont surtout composées de silice vitreuse, d'alumine, d'oxyde de fer et de chaux.
Les cendres volantes peuvent se substituer partiellement au clinker et contribuent ainsi à la réduction des émissions de CO2
- Chape
-
La chape est une couche de mortier d'épaisseur limitée (15 à 50 mm) reposant sur un support (dalle, dallage, etc.). Elle est destinée à obtenir des surfaces planes et reçoit généralement un revêtement (carrelage par exemple).
- Chaux
-
La chaux est un liant obtenu par calcination du calcaire. Les chaux se divisent en 2 catégories, selon que leur prise s'effectue sous l'action du gaz carbonique de l'air (chaux aérienne) ou sous l'action de l'eau (chaux hydraulique).
La chaux aérienne est surtout utilisée dans les enduits de parement traditionnels, les mortiers de jointoiement et les badigeons au lait de chaux. Quant aux chaux hydrauliques, la présence d'argile leur donne des propriétés proches de celles des ciments, et peuvent par exemple être utilisées en sous-enduits et enduits. - Ciment
-
Le ciment est un liant hydraulique obtenu par cuisson d'un mélange de calcaire et d'argile, puis broyage. La plupart des ciments sont à base de clinker et d'ajouts. Le ciment s'emploie le plus souvent sous forme de poudre : mélangé avec de l'eau, il fait prise et permet d'agglomérer entre eux des sables et des granulats (sable ou graviers), pour constituer de véritables roches artificielles, les bétons ou les mortiers.
- Clinker
-
Le clinker est le composant principal des ciments. Il prend la forme de granules dures résultant de la cuisson d'un mélange composé d'environ 80 % de calcaire et 20 % d'argile.
Le ciment s'obtient par broyage du clinker et incorporation éventuelle d'ajouts.
- Conductivité thermique
-
La conductivité thermique mesure la quantité de chaleur qui traverse en une heure 1m² d'une paroi de 1 mètre d'épaisseur constituée d'une matière homogène ou d'une lame d'air.
- Construction durable
-
La construction durable consiste à limiter l'impact des bâtiments sur l'environnement, tout en leur garantissant une qualité supérieure en matière d'esthétique, de durabilité et de résistance. Elle prend en compte tout le cycle de vie des ouvrages, du choix des produits initiaux jusqu'à leur démolition et recyclage.
Construire durable signifie notamment :
- utiliser des matériaux recyclables pour préserver les ressources naturelles,
- optimiser l'inertie thermique des bâtiments,
- intégrer des sources d'énergies renouvelables dans la conception du bâtiment.
D
- Ductilité
-
La ductilité désigne la capacité d'un matériau à être étiré, étendu, courbé ou déformé sans se rompre. Un matériau ne possédant pas cette qualité est dit fragile.
E
- Ecologie industrielle
-
L'écologie industrielle est une nouvelle pratique du management environnemental : elle cherche à mieux intégrer les enjeux environnementaux (préservation des ressources énergétiques, des matières premières naturelles, etc.) dans la stratégie des entreprises.
L'écologie industrielle s'inspire du fonctionnement quasi cyclique des écosystèmes naturels. De même que la nature connaît des cycles de production, de destruction et de recyclage, de même les déchets de certains industriels peuvent servir de matières premières ou de combustibles à d'autres industriels.
- Empilement granulaire
-
L'empilement granulaire est un procédé qui permet d'améliorer la compacité et la résistance du béton et de diminuer le volume des porosités du béton. Il consiste à remplacer une partie de l'eau par des grains fins et ultrafins, qui viennent s'intercaler entre les grains plus volumineux. Résultat : le béton est plus harmonieux, plus fluide et devient plus compact lors de la prise.
- Enduit
-
L'enduit est une couche de mélange pâteux ou de mortier appliquée sur un mur. Il protège le mur contre les intempéries et embellit la façade, en lui donnant une surface uniforme et plane, tout en renforçant l'isolation. Il est constitué d'un liant (chaux, plâtre, ciment ou terre), de granulats et parfois de pigments (charges de couleur).
- Entrevous
-
Désigne d'abord l'espace compris entre 2 solives ou 2 poutrelles d'un plancher. Par extension, l'entrevous désigne aussi le matériau pour obturer cet espace. Il peut être en bois, en polystyrène, en terre cuite, en béton de granulats, etc.
G
- Granulats
-
Le granulat est un fragment de roche d'origine minérale de très petite taille (entre 0,080 et 80 mm). Il existe différents types de granulats : maritimes, fluviaux ou terrestres. Il peut s'agir de sable, de gravillons ou de graviers. Les granulats sont essentiels à la fabrication du béton.
H
- Hygrométrie
-
Etude et mesure du taux d'humidité de l'air ambiant.
I
- Inertie thermique
-
Ce terme désigne la capacité pour un matériau d'accumuler et de stocker de l'énergie calorifique pour ensuite la restituer en un temps plus ou moins long.
- Isolation
-
Réduction ou suppression du cheminement d'un phénomène par l'interposition d'un matériau dont c'est la fonction principale. Par exemple, l'isolation peut être thermique ou acoustique/phonique. Plâtre et béton ont toute leur place dans la composition des produits isolants pour les bâtiments.
L
- Laitier
-
Mélange de chaux, d'alumine et de silice, produit lors de la fusion du minerai de fer avec du coke dans les hauts-fourneaux. Les laitiers sont récupérés en fusion au-dessus de la fonte. Ils possèdent des propriétés hydrauliques proches de celles du clinker s'ils sont refroidis brutalement. Ils s'hydratent moins vite, mais présentent une meilleure stabilité vis-à-vis des milieux agressifs. Ils peuvent ainsi être utilisés comme ajouts au ciment ou au béton.
M
- Mortier
-
Mélange de ciment, de sable (charge inerte constituant l'ossature du mortier) et d'eau, éventuellement complété par des adjuvants, des additions et des pigments colorants. Il se distingue du béton par son absence de granulats. Préparés sur le chantier ou livrés sur place depuis une centrale, les mortiers sont utilisés pour lier (maçonner des éléments taillés ou moulés), pour enduire (imperméabilisation et parement des murs, chapes et lissage des sols), mais aussi pour coller, jointoyer, isoler, sceller, boucher, etc.
N
- Nanotechnologies
-
Ensemble des études et des procédés de fabrication et de manipulation de structures, de dispositifs et de systèmes matériels à l'échelle du nanomètre, unité de mesure correspondant à 10(-9).
P
- Plaques de plâtre
-
Les plaques de plâtre sont fabriquées en usine à partir du plâtre gaché avec des adjuvants enfermés dans des feuilles de cartons, ce qui permet de composer des éléments de faible épaisseur. Elles se posent par vissage ou par collage avec un mortier adhésif.
Appelées également « plaques à peindre » ou « plaques de plâtre cartonnées », elles sont utilisées pour le parement des murs intérieurs et des cloisons, par clouage ou vissage sur des bâtis de bois ou des ossatures métalliques.
- Plâtre
-
Le plâtre est un matériau de construction obtenu à partir d'une roche appelée gypse. Il peut être utilisé sous forme de pâte ou de plaque. Mélangé avec de l'eau, il forme un gel et fait prise en quelques dizaines de minutes pour durcir ensuite.
Il est largement utilisé en travaux intérieurs : enduits, cloisons sèches et doublages sous forme de carreaux ou de plaques de plâtre. Ces propriétés sont nombreuses : isolation thermique, régulation de l'hygrométrie (humidité de l'air), isolation acoustique et résistance au feu. - Pompe à chaleur géothermique
-
Une pompe à chaleur est un dispositif thermodynamique permettant de transférer la chaleur du milieu le plus froid vers le milieu le plus chaud, alors que spontanément la chaleur se diffuse du plus chaud vers le plus froid jusqu'à l'égalité des températures. La pompe à chaleur géothermique utilise la chaleur du sol selon ce principe.
- Pont thermique
-
Les ponts thermiques sont la zone qui, dans l'enveloppe d'un bâtiment, présente une moindre résistance thermique. Ils sont donc une des causes majeures de la mauvaise isolation d'un bâtiment. Les ponts thermiques les plus fréquents sont les jonctions de parois, les ossatures de béton, les coffres de volets roulants, etc.
- Porte-à-faux
-
Le porte-à-faux désigne la partie d'un ouvrage qui se prolonge en surplomb, c'est-à-dire au-delà de ses appuis. Par exemple, une corniche ou un balcon sont des ouvrages en porte-à-faux.
- Pouzzolane
-
Le terme pouzzolane tire son nom de Pouzzole, une localité près de Naples en Italie, riche en terre volcanique.
La pouzzolane naturelle est une roche siliceuse légère produite par des projections volcaniques basaltiques. Elle comporte de la silice, de l'alumine, de l'oxyde ferrique (qui lui donne sa couleur rouge), ainsi que de la chaux et de la magnésie. Elle sert d'ajout cimentaire.
Il existe également des pouzzolanes artificielles, obtenues par calcination de terres argileuses, de basaltes ou de schistes : leurs propriétés sont équivalentes à celles de la pouzzolane naturelle.
- Précontrainte
-
Technique consistant à associer, en les opposant de façon permanente, la haute résistance à la compression du béton et la résistance à la traction de câbles d'acier. A résistance égale avec une poutre de béton armé classique, une poutre précontrainte permet un gain de poids important et une réduction du coût des structures porteuses.
- Précontrainte par post-tension
-
La post-tension est un procédé de précontrainte, en opposition à la précontrainte par pré-tension. Ce procédé, appelé également « précontrainte par câbles », consiste à couler des pièces en béton après avoir disposé dans leur moule des gaines tubulaires. Après durcissement du béton, on fait passer dans la gaine un câble d'acier que l'on tend. Cette technique concerne les fortes pièces porteuses (superstructures d'ouvrages d'art, passerelles, poutres de grande portée ou en porte-à-faux, etc.)
- Précontrainte par pré-tension
-
La pré-tension est un procédé de précontrainte, en opposition à la précontrainte par post-tension. Ce procédé, appelé également « précontrainte par fils adhérents », consiste à couler du béton après avoir disposé dans leur moule des fils d'acier. Après décoffrage, la tension des fils ne se relâche pas à l'intérieur de la pièce en béton. Cette technique concerne des pièces aux dimensions restreintes (poutrelles, traverses de chemin de fer, poteaux, etc.)
R
- Rhéologie
-
Le terme provient du grec « rheo » (couler) et « logos » (étude). La rhéologie est l'étude de l'écoulement (plasticité, élasticité, viscosité et fluidité) des matières déformables. En architecture, la rhéologie permet notamment d'étudier la déformation des fondations.
Domaines d'application à titre d'exemple : les glissements de terrain en géophysique, la déformation des fondations en géo-mécanique.
- Rupteur thermique
-
Elément de nature à réduire les déperditions dues aux ponts thermiques. Cet élément peut être en polystyrène traversé par des aciers d'armature ou en béton par exemple.
S
- Superplastifiant
-
Le superplastifiant est un adjuvant. Introduit dans des bétons, mortiers ou coulis peu avant la mise en oeuvre, il a pour fonction principale d'améliorer l'ouvrabilité du mélange. Sa fonction secondaire est de modifier le temps de prise ou de durcissement. Les superplastifiants étaient auparavant appelés « fluidifiants ».
T
- Tablier
-
Ensemble de pièces disposées côte à côte pour composer le sol d'un passage, d'une passerelle, d'une plate-forme...

