La production de ciment consomme une grande quantité de matières premières non renouvelables (minerais et combustibles fossiles). Sa fabrication est également à l'origine d'importantes émissions de CO2. Pour répondre à ce défi environnemental, Lafarge s'est engagé pour une écologie industrielle, dès le milieu des années 1970, en repensant les processus industriels pour transformer les déchets de certaines industries en ressources pour les autres.
Pourquoi valoriser les déchets ? |
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Le Groupe est conscient de l'impact de ses activités sur l'environnement. C'est pourquoi Lafarge a très tôt réfléchi à la conciliation des impératifs industriels et de la préservation des écosystèmes. La valorisation des déchets comme combustibles ou matériaux de substitution permet :
L'utilisation de combustibles de substitution dans le Groupe a augmenté de plus de 30 % depuis ces 3 dernières années. En 2010, 84 % de ses usines ont recours aux combustibles de substitution permettant au Groupe de réduire ses émissions nettes de gaz à effet de serre par tonne de ciment de 21,7 %. |
CO2 et cimentLa fabrication du ciment est à l'origine de 5 % des émissions de CO2 dans le monde. L'industrie cimentière émet naturellement du CO2 :
Valoriser les émissionsLafarge a mené à bien un projet pilote dans sa cimenterie de Val d'Azergues (France) consistant à cultiver des micro-algues pour absorber le CO2 émis par les fours. Ces algues peuvent ensuite être réutilisées comme biocarburant. |
Les combustibles de substitution |
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Protocole de KyotoLe Protocole de Kyoto vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Le principe repose sur des engagements différenciés selon les Etats. Les pays industrialisés ont pris des engagements de stabilisation ou de réduction qui, en moyenne, correspondent à une diminution de 5 % de leurs émissions sur la période 2008/2012 par rapport à 1990. Les pays en voie de développement n'ont pas d'obligation mais sont incités à développer des projets de réduction des émissions de CO2 qui peuvent être valorisés sous forme de crédits : c'est le principe du « Mécanisme de Développement Propre » (MDP) qui consiste à valoriser les efforts réalisés dans les pays émergents. |
Les combustibles de substitution représentent une alternative très intéressante aux énergies fossiles. Il s'agit principalement de biomasse, déchets et sous-produits :
Tous ces produits peuvent être recyclés comme combustibles alternatifs et brûlés en toute sécurité dans les fours des cimenteries. Cette utilisation décharge la collectivité du traitement de ses déchets et permet de limiter les émissions de CO2. De plus, les flammes à très haute température des fours de cimenteries assurent une élimination totale des déchets, sans résidus.
Lafarge participe activement à la dynamique des Mécanismes de Développement Propre (MDP) initiée par le Protocole de Kyoto. Ces mécanismes permettent l'implantation des meilleures technologies dans les pays en développement, tout en accordant des crédits carbones aux entreprises qui financent ces projets de développement durable. Des exemples ?
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Les matériaux de substitution |
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Le procédé de fabrication du ciment génère du CO2, principalement lors du chauffage du calcaire à très haute température. Ce processus physico-chimique de « décarbonation » permet d'obtenir le clinker, qui est ensuite broyé. Il est possible de diminuer la part du clinker dans la production de ciment en utilisant des substituts, appelés ajouts cimentaires. Réduire la part de clinker dans la production de ciment offre 2 avantages :
Les ajouts cimentaires peuvent être :
Un exemple de matériaux de substitution : en Inde, la cimenterie d'Arasmeta utilise des cendres volantes issues de centrales thermiques dans la fabrication de ciment. |
PouzzolaneLe terme pouzzolane tire son nom de Pouzzole, une localité près de Naples en Italie, riche en terre volcanique. La pouzzolane naturelle est une roche siliceuse légère produite par des projections volcaniques basaltiques. Elle comporte de la silice, de l'alumine, de l'oxyde ferrique (qui lui donne sa couleur rouge), ainsi que de la chaux et de la magnésie. Elle sert d'ajout cimentaire. Il existe également des pouzzolanes artificielles, obtenues par calcination de terres argileuses, de basaltes ou de schistes : leurs propriétés sont équivalentes à celles de la pouzzolane naturelle. ClinkerLe clinker est le composant principal des ciments. Il prend la forme de granules dures résultant de la cuisson d'un mélange composé d'environ 80 % de calcaire et 20 % d'argile. Le ciment s'obtient par broyage du clinker et incorporation éventuelle d'ajouts. Cendres volantesLes cendres volantes sont utilisées comme ajout cimentaire, pour leur caractère hydrophile. Elles proviennent des filtres de cheminées des centrales thermiques. Elles sont surtout composées de silice vitreuse, d'alumine, d'oxyde de fer et de chaux. Les cendres volantes peuvent se substituer partiellement au clinker et contribuent ainsi à la réduction des émissions de CO2 |
L’expertise Lafarge pour une valorisation des déchets en toute sécurité |
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La valorisation des déchets ne s'improvise pas. Elle est soumise à un contrôle qualité exigeant de la part de Lafarge. Le Groupe a donc mis en œuvre une politique de formation de ses ingénieurs, techniciens et contremaîtres pour renforcer l'utilisation des combustibles et matériaux de substitution et parfaitement maîtriser les procédés industriels. Les équipes de R&D du Groupe sont également mobilisées sur ce sujet.
Le Groupe noue également des partenariats avec des spécialistes locaux du traitement des déchets. Lafarge est ainsi entré dans le capital de Systech, une importante entreprise de gestion des déchets en Amérique du Nord. |
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Dernière mise à jour le 02/02/2012
