Lexique des références environnementales : comprendre les termes liés à la construction durable et aux produits Lafarge
Clarté et précision : parce que la construction durable mérite des mots justes.
Engagé pour des solutions innovantes et durables dans le domaine de la construction, Lafarge apporte le plus grand soin à la fabrication de ses produits dont les performances techniques et environnementales se conjuguent avec les besoins des clients et le respect des normes.
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement mais la complexité lexicale du secteur de la construction couplée à celle du développement durable mérite tous les efforts de clarté.
Conformément à la directive européenne "EMPCO" (2024/825 ou Empowering Consumers for the Green Transition - ECGT) et à la règlementation Française, nous veillons à prouver nos affirmations environnementales et sommes engagés dans la revue de l'ensemble de nos documents et publications passées afin de les amender.
Nous vous proposons également ce document regroupant et expliquant une partie du vocabulaire que nous utilisons dans nos communications destinées au grand public ou à nos clients.
Ce document est mis à jour régulièrement en tenant compte des avancées liées à l’innovation, l'actualité réglementaire / normative et des remarques et questions reçues à communication.france@lafarge.com.
Dernière date de mise à jour : 08/10/2026
Le complexe de logements sociaux Recygénie (Gennevilliers (92)), est le premier bâtiment au monde construit avec un béton entièrement recyclé.
Ciment bas carbone
Un ciment bas carbone est un liant hydraulique qui, tout en conservant les propriétés mécaniques du ciment traditionnel (respect des normes produits NF-EN 197), présente une empreinte carbone réduite d’au moins 30 % par rapport au ciment de référence CEM I, données France Ciment 2023.
Cette réduction peut être obtenue grâce à l’amélioration de la performance énergétique des cimenteries (efficacité et mix énergétique) ou à la diminution de la quantité de clinker utilisée.
Le clinker est le composant du ciment avec le plus fort poids carbone. On en réduit l’utilisation en le remplaçant par d'autres matériaux moins carbonés comme les argiles activées par la chaleur, par d’autres produits minéraux ou par des sous-produits de l’industrie (laitiers de haut fourneau, cendres volantes, etc.). Ajouter du calcaire micronisé dans la composition du ciment peut contribuer également à réduire son empreinte carbone tout comme l’usage de matériaux de démolition préparés à cet effet.
Les performances, notamment énergétiques, de nos usines modernisées contribuent aussi largement à la baisse du poids carbone de nos produits.
Calcul du poids carbone des ciments Lafarge
Lafarge Ciments édite les Données Environnementales Produits (DEP) individuelles des ciments fabriqués, selon la norme NF EN 15804+A2 et son complément national NF EN 15804 +A2/CN.
Ces DEP sont générées, à partir d’un configurateur CarbonCLARITY TM, et vérifiées par une tierce partie conformément au règlement INIES.
En communication/marketing, Lafarge désigne souvent les performances carbone de ses ciments avec pourcentage de réduction de leur poids carbone par rapport à celui d’un CEM I (ciment Portland) selon les données publiées par le SFIC, désormais renommé France Ciment (Syndicat Français de l’Industrie Cimentière) en 2024.
Progressivement, Lafarge privilégie la communication du poids carbone en valeur absolue à la tonne pour chacun de ses ciments. Pour un même ciment, cette valeur peut varier d’un site de production à un autre.
Clinker
Le clinker est un constituant essentiel du ciment. C'est un matériau obtenu par la cuisson à très haute température (environ 1450°C) d'un mélange de calcaire et d'argile. Cette cuisson entraîne des réactions chimiques, appelées clinkérisation, qui donnent naissance à des composés spécifiques conférant au ciment ses propriétés liantes, mais aussi à des émissions de CO2 (dites “de process”). Le clinker est broyé finement et mélangé à d'autres composants (gypse, ajouts minéraux) pour obtenir les différents types de ciments. C'est le clinker qui confère au ciment ses propriétés hydrauliques, c'est-à-dire sa capacité à durcir en présence d'eau. La fabrication du clinker est le processus le plus émissif de CO2 dans la production de ciment.
CEM I ou "ciment Portland"
CEM I est une désignation normalisée (norme européenne EN 197-1) qui correspond à un type spécifique de ciment, plus précisément du ciment Portland. Le ciment CEM I est essentiellement constitué de clinker (95%), La fabrication de ce clinker est le processus le plus émissif dans la production de ciment. Le CEM I est donc le ciment au poids carbone le plus élevé.
Ajout ou addition au ciment
Les ajouts cimentaires sont des minéraux utilisés en proportions variables lors de la dernière phase du processus de production du ciment. Ces ajouts rendent possible l'obtention de ciments aux différentes propriétés. Ils peuvent être d'origine :
- Naturelles (sans transformation) : par exemple, calcaire ou roches volcaniques et sédimentaires (roches pouzzolaniques) ou argiles.
- Industrielle (avec transformation) : par exemple, sous-produits de l'industrie sidérurgique (laitier de haut fourneau), de l'industrie des microchips (fumée de silice) et des centrales électriques au charbon (cendres volantes).
La substitution dans la composition du ciment d’une partie du clinker (le composant au poids carbone le plus élevé) par des ajouts, permet de réduire significativement l'impact carbone du ciment. A titre d’exemple, Lafarge est ainsi pionnier dans la production et l’utilisation modernisée des argiles activées comme addition pour la fabrication de ciments bas carbone grâce à sa technologie brevetée proximA Tech.
Argile activée (ou calcinée)
L'argile activée (ou calcinée) est un matériau produit et utilisé dans l'industrie du ciment pour réduire le poids CO2 du produit fini. L'argile activée est obtenue en chauffant le matériau à une température de 800 degrés (contre 1450 degrés pour la production du clinker à partir du calcaire), ce qui modifie sa structure chimique et lui confère de nouvelles propriétés similaires à celle du clinker.
L’argile activée peut donc s’y substituer, tout ou en partie, lors de la fabrication du ciment. Cela permet donc la composition de ciments au poids carbone réduit
Combustibles de substitution en cimenterie
Les combustibles de substitution sont des combustibles dits alternatifs, préparés à partir de déchets et/ou de biomasse qui ne peuvent être recyclés ou valorisés autrement. Ils remplacent les combustibles fossiles, grâce notamment à leur pouvoir calorifique. Le process cimentier se prête particulièrement bien à leur utilisation, grâce aux très hautes températures requises. Holcim a mis en place une trajectoire ambitieuse de remplacement des combustibles fossiles par ces combustibles de substitution : ils représenteront 90 % du total des combustibles utilisés en 2030 et 100 % en 2050 (dont la moitié seront issus de la biomasse). La part de ces combustibles de substitution utilisés par Lafarge France en cimenterie s’élève en 2025 à 59 % du total des combustibles utilisés.
Décarbonatation
Réaction de libération du CO2 contenu dans les matières premières calcaires sous l’action de la chaleur (850 à 950°C).
Décarbonation
Ensemble des mesures permettant à l’organisation de réduire son empreinte carbone.
CCUS (CARBON CAPTURE, UTILIZATION AND STORAGE)
Le CCUS se réfère à un ensemble de technologies visant à capturer les émissions de dioxyde de carbone (CO2), généralement issu de sites industriels, dans le but de l’injecter et de le stocker dans des formations géologiques étanches de manière permanente, ou encore de l’utiliser comme ressource dans la fabrication de produits (e-saf ou autres…).
Bétons bas carbone Lafarge
Les bétons bas carbone sont des matériaux de construction qui, tout en conservant les propriétés classiques du béton traditionnel, présentent une empreinte carbone réduite. Cette réduction peut être obtenue par l’utilisation d’un ciment lui-même bas carbone. L’utilisation de granulats recyclés (sables, gravillons..) permet une économie de ressources naturelles mais n’entre pas, à ce jour, dans le calcul de la réduction de l’empreinte carbone du béton.
Il n’existe pas pour le moment de définition officielle ou normative pour les bétons bas carbone mais le Fascicule de documentation FD P 18-483-2 de L’AFNOR (Agence Française de Normalisation) “Spécification des bétons pour des ouvrages à impact carbone réduit” (2025) permet des comparaisons.
Ce fascicule introduit la notion de “classe de réduction d’impact carbone pour un béton présentant une performance donnée”, GWR (Global Warming potential Reduction). La classe GWR est déterminée pour une classe de résistance du béton, une classe d’exposition et une durée d’utilisation prévue du projet. Elle permet de comparer l’impact carbone des bétons à un béton de référence normatif.
Les pourcentages de réduction d’émissions de CO2 de nos bétons sont calculés sur la base de ce fascicule de documentation pour les bétons concernés, à savoir :
les bétons conformes à la NF EN 206+A2/CN de masse volumique normale et de classe de résistance supérieure ou égale à C16/20 et inférieure ou égale à C60/75, comme cela est défini dans le fascicule FD P 18 483-2.
Pour les autres bétons, le pourcentage de réduction d’émissions de CO2 est calculé selon une méthodologie dite “à iso-dosage”, en remplaçant le ciment utilisé de la formule par un CEM I (donnée France ciment 2024).
Calcul du poids carbone des bétons Lafarge
Le calcul du poids carbone des bétons Lafarge se fait sur le scope A1+A2+A3 (cf. image ci-dessous) visible dans les FDES en conformité avec la norme NF EN 15804+A2 et son complément national NF EN 15804+A2/CN, soit avec la somme :
- Du poids CO2 du transport des matières premières du fournisseur à la centrale à Béton
- Du poids CO2 de la formule en utilisant des Données Environnementales Produits (DEP) individuelles de Matières Premières utilisées conformes à la NF EN 15804+A2).
- Le poids CO2 de la production d’un m3 de béton
Il est important de noter que le bilan CO2 des formules bétons Lafarge n’est pas une Analyse de Cycle de vie au sens propre du terme, cela reste une estimation. Il convient de valider ces informations par l’édition d’une FDES par le biais d’un configurateur environnemental vérifié par INIES et la DHUP (ex : ou autre) .
Durabilité du béton
Sa capacité à résister au cours du temps aux diverses agressions ou sollicitations (physiques, mécaniques, chimiques…) c’est-à-dire aux charges auxquelles il est soumis, ainsi qu'aux actions diverses telles que le vent, la pluie, le froid, la chaleur, le milieu ambiant… tout en conservant son esthétisme. Il doit satisfaire, avec un niveau constant, les besoins des utilisateurs au cours de sa durée d’utilisation.
Source : Infociment
Fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES)
Les FDES concernent les produits de la construction et de décoration. Elles sont la carte d’identité environnementale des produits, basée sur les résultats de l'Analyse du Cycle de Vie de chaque béton, dans la perspective du calcul de la performance environnementale du bâtiment. La FDES est la seule source d’information environnementale et sanitaire objective et complète.
Les FDES sont réalisées à l’aide d’un configurateur certifié et sont conformes à la norme NF EN 15804+A2 et son complément national. (ex : Lafarge+e.configurateur )
Dans le cadre de la RE 2020, la somme de l’impact environnemental de tous les produits de construction est évaluée afin de connaître l’impact du bâtiment dans sa globalité. L’utilisation des FDES est donc obligatoire dans le cadre de cette réglementation. En cas d’absence d’une FDES pour un produit donné, des données par défaut pénalisantes sont utilisées. Les FDES permettent d'obtenir un calcul au plus juste en fonction du type de béton choisi.
Granulats recyclés
Les granulats recyclés sont des granulats conformes aux normes NF P18-545 Article 10, NF EN 12620 + A1 et NF EN 206+A2/CN. Ces granulats résultent de la transformation de matériaux inorganiques antérieurement utilisés dans la construction. Les granulats recyclés sont de types 1, 2 ou 3 et contiennent des constituants issus de « gravats de béton » (constituants ) et des constituants secondaires dans les limites définies dans les normes NF P18-545 Article 10, NF EN 12620 + A1 et NF EN 206+A2/CN.
Matériaux de démolition recyclés
Les matériaux de démolition recyclés peuvent être :
- des granulats recyclés (conformes aux normes NF P18-545 Article 10, NF EN 12620 + A1 et NF EN 206+A2/CN) résultant de la transformation de matériaux inorganiques antérieurement utilisés dans la construction. Ces granulats recyclés sont de types 1, 2 ou 3 et contiennent des constituants issus de « gravats de béton » (constituants ) et des constituants secondaires dans les limites définies dans les normes NF P18-545 Article 10, NF EN 12620 + A1 et NF EN 206+A2/CN.
- des granulats récupérés par lavage (selon la définition de la norme NF EN 206+A2/CN): granulat obtenu par lavage du béton frais sur la centrale à bétons.
- des sols excavés, soit des matériaux excavés provenant de sites de construction ou démolition, transformés en granulats pour béton (conformes à la norme NF P18-545 Article 10) : sable et gravillon.
L’impact de ces matériaux est donc réduit car il diminue ou évite l’utilisation de ressources naturelles.
Near Zero
Le terme "Near Zero" (ou "proche du zéro") est une expression utilisée principalement dans le domaine du développement durable et de l'industrie lourde. Contrairement au "Zéro Absolu", il reconnaît que certaines activités humaines ou industrielles génèrent inévitablement un reliquat d'émissions.
"Near Zero” qualifie ainsi un niveau d'émissions de gaz à effet de serre réduit au maximum de ce que permettent les meilleures technologies disponibles. L'objectif n'est pas d'atteindre 0 (ce qui est souvent physiquement impossible sans arrêter l'activité), mais de s'en approcher si près que l'impact résiduel devient marginal.
Qu’est-ce que la RE 2020?
La RE2020, ou Réglementation Environnementale 2020, est une réglementation française qui vise à améliorer la performance énergétique et environnementale des bâtiments. Elle est entrée en vigueur en janvier 2022 et remplace la RT 2012 (réglementation thermique 2012). Il s’agit de la première réglementation française, et une des premières mondiales, à introduire la performance environnementale dans la construction neuve via l’analyse en cycle de vie dynamique.
La RE2020 fixe des seuils de poids carbone au m2 de surface de référence. Ces seuils évoluent selon un calendrier donné par le législateur.
Qu’est-ce que la RT 2012?
La RT 2012 ou Réglementation Thermique 2012 est une réglementation française visant à améliorer la performance énergétique des bâtiments. Entrée en vigueur en 2012, elle fixe des exigences de résultats en matière de conception du bâtiment, de confort et de consommation d’énergie ainsi que des exigences de moyens.
Nos réalisations à impact environnemental réduit
Découvrez nos réalisations durables, en ciment bas carbone ou en béton bas carbone, pour tous.
