L’Économie circulaire au cœur de notre stratégie

Pionnier de l’écologie industrielle et conscient que certaines ressources naturelles ne sont pas renouvelables, Lafarge France a depuis longtemps mis en place des boucles locales d’économie circulaire pour préserver les ressources et créer de la valeur sur les territoires. 

 

Notre démarche d’économie circulaire repose sur trois piliers

  • l’économie des ressources minérales et fossiles que nous développons territorialement dans toutes nos cimenteries ; 
  • aggneo® : notre offre de services, solutions et produits pour la gestion et la valorisation des déchets issus des activités du bâtiment et des travaux publics.
  • l’éco-conception de nos produits pour les bâtiments, offrant plus de valeur ajoutée aux clients finaux et anticipant la fin de vie des ouvrages.
 

Pour une meilleure écologie industrielle territoriale

Notre activité cimentière est consommatrice d’énergie (moteurs des broyeurs, fours, ventilateurs…) et de matières premières (ressources extraites des carrières). Dans un monde où les ressources naturelles ne sont pas renouvelables, nous mettons en œuvre des synergies avec différentes entreprises et collectivités pour que les déchets des uns deviennent les matières premières des autres. L’objectif : préserver les ressources naturelles.

Dès les années 1970, lors des premiers chocs pétroliers, nous avons développé avec les autres acteurs cimentiers une stratégie de réduction de la facture énergétique et de dépendance aux énergies fossiles importées (charbon, coke de pétrole). Nous remplaçons ces énergies fossiles par des combustibles alternatifs, provenant des déchets territoriaux des collectivités ou des industries : pneus, caoutchouc, bois souillés, plastiques, etc.

Ainsi, grâce à notre département Écologie Industrielle, nous proposons aux générateurs et aux gestionnaires de déchets – qu’ils soient des industriels, des collectivités, des entités agricoles ou forestières – des prestations de traitement et de valorisation maîtrisées. Nous utilisons la combustion à 2 000 °C de notre four de cimenterie pour détruire complétement la partie organique des déchets, ne générer aucun résidu de production et in fine valoriser énergétiquement ces déchets.

Une valorisation de qualité et sous contrôle

Ces déchets sont valorisés directement en cimenterie quand cela est possible, ou préparés sur une plateforme après avoir subi une étape de pré-traitement.

Nous avons instauré des contrôles très stricts afin de garantir :

  • la régularité et la qualité de notre produit final, le ciment ;
  • la sécurité de nos collaborateurs et de nos parties prenantes.

 

Par ailleurs une charte signée par l’ensemble des cimentiers français interdit la valorisation de déchets radioactifs ou de déchets de l’armement.

La profession s’est également engagée à ne pas porter préjudice à certaines filières telles que l’alimentation humaine ou animale. 

 

Notre démarche, reconnue par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), présente des avantages pour toutes nos parties prenantes :

  • Des bénéfices environnementaux
    Grâce à notre procédé, nous économisons les matières premières fossiles non renouvelables et nous limitons les émissions de gaz à effet de serre.
  • Un levier de compétitivité pour les cimenteries
    Substituer des matières premières fossiles par des déchets permet de réduire la facture énergétique, qui représente 40 % du coût de la fabrication du ciment. Notre procédé contribue ainsi à l’indépendance énergétique de la France, en limitant l’importation de fossiles.
  • Une solution de proximité pour les entreprises et les collectivités locales qui souhaitent valoriser leurs déchets
    Nous répondons, chaque fois que cela est possible, aux demandes de gestion territoriale des déchets.
  • Des bénéfices sociaux
    Notre démarche permet la création d’emplois locaux pour la construction des ateliers de traitement et pour la valorisation des déchets.
    Notre activité crée également des emplois chez nos partenaires locaux collecteurs. En 2013, les cimenteries Lafarge ont valorisé 67 000 tonnes de déchets solides broyés, correspondant au maintien de 20 emplois directs chez nos partenaires.
  • Une solution attractive pour nos partenaires.
    La valorisation énergétique et de matière en cimenterie est une alternative économiquement plus intéressante que la mise en décharge. C’est une solution environnementale vertueuse.

Utiliser d’autres déchets industriels pour réduire les émissions de CO2

Pour réduire les émissions de CO2 issues de la production de ciment, nous substitutions une partie du clinker (semi-produit du ciment dont la cuisson est à l’origine des émissions de CO2) par des déchets d’autres industries tels que les cendres volantes des centrales thermiques, les laitiers issus des hauts fourneaux...
Cette méthode de substitution nous permet également de réduire la consommation de ressources naturelles, nécessaires à la fabrication du clinker, comme le calcaire ou l’argile.

Ces ciments contenant une part de déchets d’autres industries sont appelés des ciments multi-constituants. Leur faible taux de CO2 permet de fabriquer ensuite des bétons avec un plus faible taux d’émission de CO2.

Aller toujours plus loin dans le recyclage…

Nous sommes engagés dans une démarche d’upcycling : le recyclage du béton dans le béton. Nous nous investissons aux côtés de la filière béton dans le projet national de recherche et développement RECYBETON.
Ce projet vise à optimiser les procédés existants pour parvenir à un recyclage complet des matériaux issus des bétons de déconstruction dans le Béton Prêt à l’Emploi. Les premiers résultats sont attendus pour 2016.

Nous nous impliquons également dans différentes initiatives et manifestations autour de l’économie circulaire, et des modes de gestion et de valorisation des déchets du BTP.

Quelques exemples.

  • Nous avons présenté notre démarche d’économie circulaire lors de la journée régionale du climat IDF.
  • Nous nous sommes impliqués dans la construction du Predec Île-de-France (Plan Régional de Prévention et de Gestion des déchets issus de chantiers du BTP) et avons participé à sa conférence inaugurale.
  • Nous avons participé aux réflexions et signé le Livre Blanc des États Généraux du Grand Paris